25 rue Sylvabelle 13006 Marseille | Terre plein du port 29100 Douarnenez

    +33(0)4 91 33 44 63 - +33(0)9 72 68 13 30 contact@titaprod.com 

 

Un "Mois du doc" chargé pour Tita Productions

Posté par : tita le 31/10/2013 - Festivals

Avec "Hénaff, les mystères de la petite boîte bleue" et "Mon lapin bleu", deux films réalisés par Gérard Alle, c'est plus de cinquante projections qui sont organisées dans le cadre de l'évènement-phare de l'automne, le 14ème Mois du Film Documentaire.

 

Les films que proposent de découvrir les participants au Mois du film documentaire rendent compte d’une grande diversité de formes et de regards.


Ce qui les relie dans cette diversité, c’est la créativité de leurs auteurs, motivés par l’exigence de faire partager des questionnements sur le monde, qu’ils soient d’ordre intimes, politiques, sociaux, artistiques ou même philosophiques.

Les cinéastes ne cessent d’explorer les frontières du « genre », d’imaginer des hybridations avec d’autres genres, d’inventer de nouvelles écritures. Et pourtant, cette question de la forme est déterminante de l’expérience du spectateur. S’il n’est pas question de stigmatiser les genres « magazine » ou « reportage », qui connaissent eux aussi leurs réussites, force est de constater que « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface ».

Le Mois du film documentaire est chaque année l’occasion d’affirmer, pendant tout un mois, sur tout le territoire et à l’étranger, cette identité de la forme et du fond que Victor Hugo, à qui l’on attribue cette phrase, exprimait ainsi : « Fouillez les étymologies, arrivez à la racine des vocables, image et idée sont le même mot. Il y a entre ce que vous nommez forme et ce que vous nommez fond identité absolue, l’une étant extérieure à l’autre, la forme étant le fond, rendu visible. » (Utilité du beau, le Goût). Chaque projection du Mois du film documentaire est en soi un moment de cette affirmation en faveur d’une attention à l’écriture cinématographique au service des idées.

C’est dans cette direction qu’Images en bibliothèques avec ses partenaires, l’ensemble des coordinateurs régionaux et les centaines de structures participantes, ont travaillé cette année pour que cette 14ème édition soit riche en propositions. Au programme, des documentaires rares à découvrir, des programmations thématiques où les films se font écho, des rencontres et des débats…

Au menu également, le « Mois du web doc », avec une sélection sur le site de web documentaires. Cette proposition parallèle permettra d’explorer comment certains auteurs commencent à s’emparer de ce genre émergent pour y faire entendre leur voix originale.

Un autre point important de cette édition : le nombre important de lieux participants, près de 1 800 en France et dans le monde ! Des médiathèques, salles de cinéma, centres culturels, associations, musées, écoles et lycées, universités, ainsi que des hôpitaux, prisons, foyers ruraux, etc. Les diffuseurs de cinéma connaissent des mutations profondes, comme le numérique, mais le Mois du film documentaire est un moment privilégié pour prendre le temps de construire une programmation et faire découvrir ce cinéma. La grande participation des nombreux acteurs culturels, éducatifs et sociaux est la clé du succès de cette manifestation qui s’adresse à tous les publics.

Les œuvres soutenues par le réseau du Mois du film documentaire sont parfois moins « faciles » que d’autres ; elles sont aussi souvent plus riches, plus intrigantes, plus bouleversantes. Nous espérons que chaque spectateur sorte de la séance ému par la rencontre avec l’oeuvre, et avec le désir de poursuivre cette découverte par d’autres séances…

Jean-Yves de Lépinay, Président d’Images en bibliothèques

Retour